Jazz / Musiques du monde

D'Elle à lui

mercredi 1 mars à 21:00jeudi 2 mars à 21:00

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Salle Aéroplane
1h10
Dès 14 ans

Comédienne et chanteuse, Emeline Bayart aime les chansons qui racontent des histoires, des histoires de couples qui parlent de passion, de libertinage et d’amour vache. D’hommes et de femmes qui s’ennuient, se trompent et se déchirent.

Des histoires tristes qu’elle rend hilarantes. Accompagnée de Manuel Peskine au piano, la belle blonde aux yeux bleus puise dans le répertoire du caf’conc’ et des chanteuses de caractère – d’Yvette Guilbert à Juliette – sans chercher à les imiter. Elle a travaillé l’interprétation comme elle travaille ses rôles : avec une exigence singulière. Tenir la ligne mélodique pour mieux la briser par la parole ou un changement de tessiture, passer de la voix de tête à la voix de poitrine, de la voix chantée à la voix parlée, du cri au murmure. Un récital coquin, drôle et poétique.

Conception et interprétation Emeline Bayart
Piano
Manuel Peskine

Production Théâtre du Rond-Point, AskUs, Emeline Bayart. Avec le soutien du Théâtre de l’Ouest Parisien/Boulogne-Billancourt

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  • D'Elle à lui© Caroline Moreau
  • D'Elle à lui - E. Bayart
  • D'Elle à lui© Caroline Moreau
  • Emeline Bayart© Caroline Moreau

Conception et interprétation Emeline Bayart
Piano Manuel Peskine
Textes de Bernard Joyet, Vincent Scotto, Paul de Kock, Juliette

Lumières Olivier Oudiou

D’Elle à Lui a commencé à prendre forme il y a quelques années et même dès le Conservatoire national supérieur d’art dramatique où j’ai commencé à travailler sur « des chansons qui racontent des histoires ». J’ai cherché, fouillé parmi les vieilles partitions de la Bibliothèque Nationale, et j’ai découvert une mine d’or. Mais j’ai choisi de me concentrer sur le thème du couple, tout simplement parce que c’est un thème universel qui permet de passer aisément de la comédie à la tragédie, de la noblesse à la trivialité, de la banalité à la singularité et ainsi d’offrir au spectateur des saynètes aux tonalités et couleurs diverses à travers lesquelles il peut s’identifier. Le travail sur l’interprétation a été essentiel et j’ai tenu absolument à ce qu’on s’éloigne des imitations des chanteuses de caf’conc’. Aussi, je tenais à apporter un point de vue singulier d’interprète face à ces chansons de grande qualité, en travaillant à la fois sur le sens et l’essence des textes mais également sur les figures qui prennent tour à tour la parole, de la même manière que je travaille les rôles que me proposent les metteurs en scène. Le travail sur le chant a été très exigeant puisqu’il fallait tenir la ligne mélodique le plus harmonieusement possible pour mieux la « briser » par la parole ou par un changement de tessiture ; il a fallu expérimenter puis construire les passages de la voix de tête à la voix de poitrine, de la voix chantée à la voix parlée, du cri au murmure.
Pour finir, le travail sur l’accompagnement au piano a beaucoup compté, car s’il fallait accompagner les chansons, il fallait surtout le faire au service du sens de l’histoire et de l’interprétation de ces histoires. Parfois le piano soutient, parfois il ponctue, parfois il s’emballe, parfois il chante... 

Emeline Bayart

Elle sort du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris en 2003. Enfant et adolescente, elle a étudié le piano et le chant au conservatoire de Lille. Comédienne-chanteuse, elle interprète au théâtre ou dans des spectacles musicaux des rôles très différents et remarqués, de la jeune fille forte et fragile à la bourgeoise déjantée. Elle travaille entre autres sous la direction de Jean-Michel Ribes (Musée haut, Musée bas ; Batailles de Jean-Michel Ribes), de Christophe Rauck (Le Revizor de Gogol, Têtes rondes et Têtes pointues de Brecht, Cassé de Rémi De Vos), de Clément Poirée (Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare), de Paul Golub (La Puce à l’oreille de Feydeau), de Gloria Paris (Les Amoureux de Goldoni), de Cécile Garcia-Fogel (Foi, Amour, Espérance de Horvath), de Denis Podalydès (cette saison, elle interprète le rôle de madame Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière).
Elle chante régulièrement aux côtés de Philippe Meyer dans divers récitals après avoir partagé avec lui la scène du Théâtre des Abbesses dans L’Endroit du cœur de Philippe Meyer mis en scène par Jean-Claude Penchenat. Elle joue également au cinéma notamment sous la direction de Bruno Podalydès (Bancs publics ; Adieu Berthe), de Maïwenn (Le Bal des actrices), elle a par ailleurs remporté deux prix d’interprétation féminine pour Catharsis, court-métrage réalisé par Cédric Prévost.