Suresnes cités danseCréation

Premier(S) Pas

vendredi 31 janvier à 21:00samedi 1 février à 21:00dimanche 2 février à 17:00

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1h15
Dès 8 ans

Premier(s) Pas est une forme de création totalement inédite. En effet, au lieu de se concentrer sur l’auteur chorégraphe, elle se mobilise autour des interprètes. Elle se tourne vers ceux qui, malgré une carrière très prometteuse, ont subi une rupture.

Ce sont ces danseurs-là qu’Abou et Nawal Lagraa Aït Benalla ont sélectionnés. Dix talents qui se voient offrir une seconde chance, un nouveau départ. Coachés par les chorégraphes, ils retrouvent la scène et redeviennent les interprètes d’exception qu’ils ont toujours été.
Premier(S) Pas
est donc constitué de deux créations : Être là de Nawal Lagraa, sur la musique d’Olivier Innocenti, et Ha’mim (l’Intime) d’Abou Lagraa, qui s’inspire des sonates pour violon de Bach pour déployer une gestuelle virtuose, lyrique, sensuelle, et tout en envolées sur le violon d’Hélène Schmitt.

Être là [création]
Chorégraphie Nawal Lagraa Aït Benalla
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Ha’mim [création]
Chorégraphie Abou Lagraa
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  • Premier(s) pasEric Boudet

Pour 10 danseurs

Costumes Charlotte Pareja - La Belle trame

Premier(s) Pas est un projet inédit de formation et de création, conçu à l'initiative de la Compagnie La Baraka et des Fondations Edmond de Rothschild.
Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar / festival Suresnes cités danse 2020, Théâtres de la Ville de Luxembourg et Chaillot - Théâtre national de la danse.

Note d'intention

Pour ma première pièce Do You Be j’avais choisi comme point de départ, le concept de Femmes sauvages de « Clarissa Pinkola Estès », mettant en lumière la force et la puissance de sept corps de femmes. Toujours portée par le désir de donner forme aux contradictions, aux contrastes qui traversent nos vies comme celles des interprètes, j’ai choisi des danseurs(ses) aux bagages techniques différents, qui ressemblent à mon parcours, classique, jazz, contemporain et hip-hop. Mon écriture chorégraphique, puisera dans ces différents langages, elle se jouera des frontières trop bien délimitées, cherchant des points de convergence, des « valeurs » présentes ici et là, qui fonderont un dialogue. Cette idée de frontière à dépasser, de basculement d’un registre à l’autre sera nourrie par mon désir de puiser dans les forces vives et les non-dits.
J’envisage l’espace scénique comme le lieu de l’impression à l’expression, de l’innocence du sentiment au désir d’émancipation. Être là, en accord comme en lutte avec soi-même, pour donner forme au chaos intérieur et se découvrir ou s’affranchir du regard de l’autre.

Nawal Lagraa Aït Benalla, 20/02/2019

Biographie 

Née au Maroc, d'un père Berbère et d'une mère Française, Nawal Lagraa - Aït Benalla s'installe en France et s’initie à la danse classique à l’âge de 11 ans et décide très vite d’en faire son métier. À 16 ans, elle suit une formation intensive en danse classique au cours de laquelle elle aborde le répertoire, la danse jazz et contemporaine et l’histoire de la musique. Nawal débute sa carrière à Paris en participant aux créations du Armstrong Jazz Ballet où elle a l’opportunité de travailler avec les chorégraphes les plus divers de Wayne Barbaste à Géraldine Armstrong ou encore de Georges Momboye à Matt Mattox…

En 2000, elle sera choisie par le DJ Laurent Garnier pour se produire sur les plus grandes scènes de musique électronique lors de la tournée mondiale de l’album Unreasonable behaviour.

Artiste ouverte aux diverses formes d'expression, Nawal se voit sollicitée à partir 2001 par de nombreux metteurs en scène et chorégraphes. Ainsi, elle se produit entre autres dans Cyrano de Bergerac de Jacques Weber, au Théâtre du Châtelet dans Les Troyens de Yannis Kokkos, à l’Opéra Bastille dans Guillaume Tell de Blanca Li.

En 2003, elle rencontre Peter Goss, et suivra de manière intensive ses cours de yoga et de danse contemporaine. Passionnée d'échanges et de transmission, en 2005, elle obtient son Diplôme d'Etat de professeur de danse au Centre National de la Danse, à Pantin.

En 2006, Elle intègre la compagnie La Baraka avec Matri(k)is et devient l'assistante d'Abou Lagraa pour la création Nawal (l’offrande) au Centre Méditerranéen de danse contemporaine de Tunis, ainsi que pour la commande du Memphis Ballet (USA), en 2007.

En 2008, Abou Lagraa crée avec elle, le duo D'Eux Sens à la Biennale Internationale de la Danse de Lyon. Ensemble, ils partent à Alger pour la Cérémonie de Clôture du Festival Panafricain de 2009. C’est une révélation pour elle, qui décide de s’investir dans la formation professionnelle de jeunes danseurs algériens.

Entre 2010 et 2015, en plus de son activité de danseuse dans Un monde soi, pièce pour sept danseurs et le quatuor Debussy, elle mène aux côtés d’Abou Lagraa le projet de Pont culturel méditerranéen pour en prendre la responsabilité pédagogique. Tout en poursuivant son travail pédagogique lors des tournées du Ballet contemporain d’Alger, elle partage son goût de la transmission lors de stages et "Master Class", en France, aux Pays Bas, en Asie, Espagne, Pologne, Russie, aux Etats-Unis…
Elle continue de se produire sur scène dans El Djoudour, d’Abou Lagraa, pièce pour quatorze danseurs et la chanteuse Houria Aichi.

En 2014, soutenant l’idée que l’art et l’engagement social sont indéfectiblement liés, elle décide de créer au sein de la Cie la Baraka son projet spécifique "les Femmes sur le devant de la scène ». Projet de formation et de création, soutenue par la Région Auvergne Rhône-Alpes, en direction des jeunes talents féminins de Lyon et son agglomération.

En septembre 2015, elle créé sa première pièce Do you be à la Maison de la Danse de Lyon pendant la quinzaine de l’égalité Femmes-hommes, suivie d’une tournée au Festival Suresnes Cité-Danse, Festival Karavel, Kalypso, Gémeaux-Scène Nationale de Sceaux…

En 2018, elle écrit et porte avec Abou Lagraa le projet d’installation de la Cie la Baraka à la Chapelle Sainte Marie, à Annonay et prend en charge le volet des actions culturelles et projets inédits. Au sein de la Chapelle, toujours soucieuse de créer des ponts avec des publics fragilisés, elle imagine et anime « Mon corps, Mon histoire » pour des élèves en situation de handicap de l’Institut Médical Educatif d’Annonay, et « Danse avec Elles », pour un groupe de femmes de la communauté Mahoraise d’Annonay.
Elle est assistante à la chorégraphie pour Wahada d’Abou Lagraa sur la Messe en Ut Mineur de Mozart, commande pour les vingt-deux danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève.

Premier(s) Pas est un projet inédit de formation et de création, conçu à l'initiative de la Compagnie La Baraka et des Fondations Edmond de Rothschild.
Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar / festival Suresnes cités danse 2020, Théâtres de la Ville de Luxembourg et Chaillot - Théâtre national de la danse.

Note d'intention

J’ai choisi l’extraordinaire musicalité du compositeur J-S Bach, et plus particulièrement ses œuvres pour violon interprétées par Hélène Schmitt. En suivant méthodiquement les morceaux choisis, je crée une succession de solos, duos, entrecoupés de grands ensembles. En contrepoint du groupe, homogène, j’ai souhaité m’attarder sur l’infiniment petit, le détail d’un geste, qui après un soubresaut, un déploiement d’énergie phénoménale, se transforme en infime mouvement, en poésie.
Cette création se penche sur le sens du détail, en dévoilant l’intime, en parlant de solitude.
J’ai aussi voulu injecter dans les veines des dix interprètes, la musicalité et les inventions mélodiques virtuoses de Bach.
Les danseurs deviennent à leur tour des instruments de musique, leurs corps brûlent comme le frottement de l’archet sur les cordes.
Face à une telle œuvre, je ne pouvais que rassembler une équipe de danseurs portant en eux de grandes qualités d’interprétation. Aussi, j’ai choisi de mélanger des danseurs venant de formation classique, contemporaine et hip hop.

Au-delà de leur spécificité, j’ai souhaité travailler avec des personnalités qui assument pleinement leur part d’ombre et de lumière, c’est ma définition de la sensualité si représentative de mon langage chorégraphique.

La musique laisse de l’espace au temps, le temps de vivre au gré des rencontres intenses, remplies d’émotion, de vitalité, de désir. Elle accompagne comme une caresse la chorégraphie, qui nous rappelle à quel point l’être humain, dans ce qu’il a de plus intime est riche et complexe à la fois.

Abou Lagraa, 17/02/2019

Biographie

Né en France de parents algériens, Abou Lagraa débute la danse à 16 ans à Annonay (Ardèche) avant d'entrer au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Il entame sa carrière de danseur interprète au S.O.A.P. Dance Theater Frankfurt auprès de Rui Horta dont il devient l'assistant sur un projet au Gulbenkian de Lisbonne. Très vite remarqué, il travaille avec Robert Poole, Denis Plassard et Lionel Hoche. Par deux fois, ses qualités d’interprète sont récompensées : en 1996 par le 2ème Prix d'interprétation au Concours International de Danse Contemporaine de Paris et en 2009, par le Prix du Meilleur Danseur International 2009 décerné par l'International Movimentos Dance Prize.

En 1997, il fonde la Compagnie La Baraka avec laquelle il est accueilli régulièrement par des structures partenaires : après quatre années en tant qu'artiste associé à Bonlieu, Scène Nationale d'Annecy, Abou Lagraa et sa compagnie sont accueillis en résidence de production aux Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux de 2009 à 2014. En 2015-2016, Abou Lagraa est artiste associé à la Maison de la Danse à Lyon. Rapidement, la renommée de la Compagnie franchit les frontières et les tournées s’enchaînent partout en Europe mais également aux Etats-Unis, en Algérie, en Tunisie, en Russie, en Chine et en Indonésie…

Parallèlement à son travail au sein de sa compagnie, Abou Lagraa est régulièrement sollicité par de grandes structures. En 2001, il crée Fly, Fly pour le CCN Ballet de Lorraine, cette pièce entrera par la suite au répertoire de l'ABC Dance Company de St Pölten en Autriche. En 2003, il crée pour les étudiants de 2ème année du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers, puis en 2007 pour les élèves de la Hochschule de Francfort et les élèves du Centre Méditerranéen de Danse Contemporaine de Tunis. En 2006, il entre au répertoire du Ballet de l'Opéra National de Paris avec Le Souffle du Temps, une création, pour 21 danseurs dont 3 étoiles (Marie-Agnès Gillot, Manuel Legris, Wilfried Romoli). Enfin, en 2008, il est l’invité du Memphis Ballet (USA) pour lequel il écrit Everyone's one.

Dès 2008, en collaboration avec le Ministère de la Culture français, le Ministère de la Culture algérien et l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel, il travaille avec Nawal Lagraa - Ait Benalla à l'élaboration d'un « Pont Culturel Méditerranéen », projet de coopération franco-algérienne pour le développement de la danse et d'échanges artistiques, fondé sur un programme de formation et de création. Dans ce cadre, il se voit confier en juillet 2009, la chorégraphie de la Cérémonie de Clôture du 2ème Festival Culturel Panafricain d'Alger.

En 2010, il crée le Ballet Contemporain d’Alger avec une première pièce NYA dont le succès aboutit à plusieurs tournées nationales et internationales. Cette pièce sera distinguée en 2011 avec le Grand Prix de la Critique au titre de « La meilleure chorégraphie de l’année ». Ce retour aux sources lui a inspiré sa création 2013 El Djoudour (Les racines). A la fois contemporaine et métissée, cette pièce, issue d’un compagnonnage fructueux entre sa propre compagnie française et le Ballet Contemporain d’Alger a ouvert la manifestation « Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture ».

En 2015, pour la première fois, Abou Lagraa travaille sa chorégraphie à partir d’une narration poétique préexistante au mouvement et s’associe au metteur en scène Mikaël Serre pour créer «Le Cantique des Cantiques» dont la première mondiale a lieu en septembre 2015 pour l’ouverture de saison de la Maison de la Danse de Lyon.

En 2016, il devient l’ambassadeur de la fondation BNP Paribas pour son programme de solidarité internationale « DREAM UP » pour la transmission de l’art chorégraphique en faveur de la jeunesse défavorisée. En septembre 2016, il est nommé Chevalier de l’ordre des arts et des lettres par la Ministère de la culture et de la communication.
En 2017, il crée Wondeful One, un dyptique composé d’un duo masculin et d’un trio féminin, dans lequel il approfondit son questionnement sur la part de masculin et de féminin, présent chez l’homme et la femme.
En février 2018, la compagnie s'est implantée à Annonay dans la Chapelle Sainte-Marie, un édifice désacralisé transformé en studio de danse. Ce nouvel espace dédié à la création accueille des compagnies chorégraphiques en résidences. C'est un lieu de partage et d'échanges autour de la danse ouvert à tous les publics.

En Novembre 2018, il crée Wahada (La promesse), pour les vingt-deux danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève sur la Messe en Ut mineur de Mozart.